L’ Egypte au fil du Nil !

2004, je suis toujours commercial chez Johnson&Johnson et les résultats sont bons. J’ai donc la possibilité de partir en voyage avec ma petite amie et nous décidons de faire une croisière sur le Nil pour découvrir les différents temples. Notre croisière ira de Louxor à Philae. Nous ferons une excursion supplémentaire en avion pour visiter le temple d’ Abou Simbel. Un voyage complet qui nous permettra de fêter Noël en Egypte !

Nous arrivons donc à l’ aéroport de Louxor en ce mois de décembre, prêt pour une croisière de 6 jours. Ce voyage me montrera déjà la différence de rigueur entre les autorités Française et Égyptienne, notamment en ce qui concerne le contrôle des papiers et la sécurité. Là où on vous pratique une fouille quasi complète, là-bas un militaire regarde les papiers d’une manière presque aléatoire ! Une impression qui me sera confirmée lorsque nous débarquerons la première fois du bateau en voyant une police « des quais » présente mais endormie à la manière d’un mexicain sous son bollero. En effet, depuis l’attentat de la vallée des rois et la mort de plusieurs touristes, le gouvernement a mis en place une police spéciale « touriste », campée sur les quais, sensée nous protéger. En fait à les regarder, on se demande lequel des deux est en vacance ?

Nous étions logé dans un bateau de gamme classique, chambre correcte…enfin juste le principal ! Je me souviens de la douche super petite ! Vous vous tournez brusquement et hop, c’est la douche froide lol ! ou encore cette eau minérale que nous devions boire car l’eau du robinet n’était pas potable…pas très bonne leur volvic! Des petits détails qui paraissent en tous cas inaperçus compte tenu de la qualité de l’accueil et du confort à bord. Voyez cette photo, ce bateau est luxueux sans extravagance : j’aime ! Tout s’est donc bien passé et en voici le déroulement de la croisière :

Journée 1 : Temple d’ Amon (Louxor) / Temple de Karnak / Temple Deir El-bahari /Les colosses de Memnon / La vallée des rois / La vallée des artisans / La fabrique d’objets en pierre

Le temple d’Amon à Louxor est un temple égyptien voué au culte d’Amon. Situé au cœur de l’ancienne Thèbes, il fut construit pour l’essentiel sous les XVIIIe et XIXe dynasties. Il était consacré au dieu dynastique Amon sous ses deux aspects d’Amon-Rê céleste et d’Amon-Min (divinité ithyphallique). Les parties les plus anciennes actuellement visibles remontent à Amenhotep III et à Ramsès II. Comme vous pourrez le constater, il manque l’obelisque de droite. Les deux obélisques furent offerts en 1830 au roi de France Charles X par Méhémet Ali, mais seul celui de droite (l’obélisque de Louxor) sera finalement abattu et transporté vers la France où il trône depuis 1836 sur la place de la Concorde à Paris

Le temple de Karnak n’est pas un temple UN temple mais un site regroupant plusieurs temples : le temple principal, le temple de Ptah, le temple de Khonsou, le temple de Touthmosis III (Akhmenou). Et tout près, on peut voir le temple de Montou et le temple de Mout. Karnak n’était pas un temple mais un véritable complexe religieux, une ville où plusieurs milliers de personnes s’activaient en permanence, perpétuellement en chantier du Moyen Empire jusqu’à la période ptolémaïque. Au cours des générations, il prit toujours plus d’ampleur et de magnificence car chaque pharaon voulut l’agrandir et l’embellir. Pendant deux mille ans Karnak fut un vaste chantier. Je reste bluffé par ces couleurs qui traversent les siècles !!!

Le site de Deir el-Bahari est un complexe funéraire, composé de temples et de tombes, situé sur la rive gauche du Nil face à la ville de Louxor et des temples de Karnak, légèrement au sud de la vallée des rois, adossé à la paroi rocheuse de la montagne de Thèbes, en Haute-Égypte. Situé au sud de Thèbes au pied d’une falaise de plus de 60 mètres de haut sur la rive gauche du Nil, le site de Deir El Bahari, surnommé « Djeser Djeserou », le « sublime des sublimes », est depuis la IXeme dynastie destiné à devenir une nécropole. Il comporte originellement les temples de Montouhotep II et de Thoutmosis III, dont il ne reste que les fondations. Vous cherchez à savoir où est passée votre Peugeot 505 break ou un endroit pour faire des affaires ? Alors c’est ici…on se demande si Peugeot ne vient pas en  Égypte pour donner une seconde vie à ses véhicules ! Pour ce qui est des bonnes affaires, prix de départ pour une statut de 35 cm 80 €…achetée à 7 € + une insulte « d’escroc ». Mais bon ça ne m’a pas gêné, j’ai fais une affaire.

Les colosses de Memnon sont deux sculptures de pierre monumentales situées sur la rive occidentale de Thèbes (Égypte), sur la route qui mène à la nécropole thébaine. Ils sont les derniers vestiges du gigantesque temple des millions d’années d’Amenhotep III, construit durant la XVIIIe dynastie, qui n’existe plus de nos jours. Ils sont situés au lieu dit Kôm el-Hettan. Les deux colosses représentent le pharaon assis sur le trône de ses ancêtres, les mains posées sur les genoux ; de chaque côté de ses jambes sont figurées sa mère, Moutemouia, et son épouse, Tiyi. Sur les deux côtés du trône figure une représentation symbolique de l’union de la Haute-Égypte et de la Basse-Égypte, le Sema-Taouy, représenté par deux « Nil » nouant le papyrus et le lys, symboles du « double pays ». Les deux sculptures font globalement la meme taille, soit environ 17 mètres de haut (21 mètres supposés avec la couronne manquante) pour une masse totale de 1305 tonnes.

La vallée des rois est une région d’Égypte située sur la rive occidentale du Nil à la hauteur de Louxor. Les soixante-quatre tombeaux de la vallée sont répertoriés sous les noms de KV1 à KV64 (KV de l’anglais Kings’ valley, certains étant répertoriés WV pour West Valley comme WV22). Parmi ces tombeaux, seulement vingt-sept ont été identifiés comme étant des sépultures royales, les autres, soit n’ont pas pu encore être identifiés, soit appartiennent à de hauts dignitaires. Parmi les sépultures royales, deux appartiennent à des reines ayant gouverné, Hatchepsout et Taousert.

Pour construire et décorer les tombes des rois, reines et nobles, il fallait une main d’œuvre abondante sur place. Sous la XVIII eme dynastie, Thoutmosis Ier décida de créer un village pour regrouper tous les artisans nécessaires à l’édification des nécropoles : carriers, maçons, sculpteurs, dessinateurs, peintres…(une soixantaine d’hommes, exceptionnellement 120 sous Ramsès IV). Ce village est situé dans la montagne thébaine, dans la vallée des artisans. En voici les fondations !

Journée 2 : Temple d’ Edfou / Temple de Kom-ombo

Edfou est le temple le mieux conservé de toute l’Egypte antique. Dédié au dieu faucon Horus, il fut érigé à l’époque ptolémaïque sous Ptolémée III. Sur les murs latéraux de la 1ère salle hypostyle, on peut lire que la première pierre de ce temple fut posée le 7 épiphi de l’an X du règne de Ptolémée III (le père de Cléopâtre) soit le 23 août 237 av. J-C. Aussi, ce temple respecte les traditions ancestrales. Il fut commencé par la construction du sanctuaire (photos de droite), lieu où le naos (bloc monolithe de granit noir de plus de 4m de haut) est toujours en place.

A proximité du village de Kom Ombo (anciennement Noubit), se trouve un temple gréco-romain exceptionnel par sa dualité. Un double mur d’enceinte englobe les deux constructions. Le temple de Kom Ombo est en effet dédié à deux divinités; le dieu faucon Horus (ou Haroëris) et le dieu crocodile Sobek, d’ailleurs honoré au travers de cette momie de crocodile. Rebâti par les Ptolémées durant la période Ptolémaïque, et fondé par Aménophis Ier et Aménophis III plus de mille ans auparavant. D’importantes fouilles ont été réalisées en 1893. Le temple est partiellement détruit, une partie s’est effondrée dans le Nil, des tremblements de terre ont également fait leur oeuvre ainsi que le pillage de pierres pour édifier d’autres constructions, la partie restante est très abîmée à cause de l’érosion due au Nil.

Journée 3 : Ballade dans le Sahara et visite du site d’ Abou Simbel (cf page consacrée)

Journée 4 : Temple de Kalabsha / Temple de Philae

Le temple de Kalabsha est un des plus grands édifices de Nubie en Egypte avec le temple d’Isis à Philae. Construit sous le règne de l’empereur romain Auguste sur des fondations datant du pharaon Amenhotep II, le Temple de Kalabsha mesure 71,60 mètres de long sur 35,50 mètres de large. Ce temple était dédié à Mandoulis, un dieu nubien que l’on représentait parfois comme un oiseau à tête humaine. A la suite du déclin de l’empire romain dans la région les Blemmyes firent de Kalabsha leur centre religieux où ils continuèrent à vénérer Mandoulis.

Située en amont de la première cataracte, l’île de Philae fut pendant des siècles le domaine d’Isis, dont le culte resta actif jusqu’au VIème siècle après J.C. et dès l’époque ptolémaïque, le grand temple de la déesse est l’un des sanctuaires les plus importants d’Égypte et de Nubie.

Chaque année, d’importantes fêtes cultuelles s’y déroulaient : Isis, à la fois femme, épouse, mère universelle, magicienne était la réponse aux questions de la vie, de la mort, de la résurrection. En tant que déesse-mère, elle était associée à l’Inondation, dispensant ses bienfaits sur l’Égypte.

Journée 5 : Le temple d’ Esna

Voilà, nous terminons ce voyage par la visite de ce dernier temple, qui est celui de l’ Esna et qui se trouve sur notre chemin de retour. Lorsque l’on navigue sur le Nil, on est obligé de s’y arrêter pour passer l’écluse. C’est l’occasion de descendre à terre pour découvrir le village. Dès que l’on s’éloigne du quai, la pauvreté des habitants est de plus en plus perceptible. Je me souviens avoir été confronté à l’appel à la prière. Sans arrière pensée, ça fait bizarre…Il y a bien évidemment une différence de culture qui se respecte.Je me souviens également de ces vendeurs à la sauvette qui nous lançaient carrément leur article depuis le quai…autant dire que les djelaba et autres tissus volaient dans tous les sens. Une petite boite en plastique associée au produit permettait de lancer l’argent. A vrai dire, moi qui suis en plus commercial, je n’aime pas trop ce procédé. Je trouve que de lancer l’argent à un caractère insultant vis-à-vis de ces vendeurs qui ont tout le mérite de faire comme ça, dans le seul but de s’en sortir face à une misère qui est de toute manière évidente à Esna. Je retiendrai également la popularité de zizou et de Bernadette Chirac, deux noms revenant souvent à la bouche des ces petits garçons qui vont jusqu’à te monnayer ton chemin. Tout se vend la bas, à tous les prix et le souk en est la preuve. Une amie me racontait justement que on avait voulu échanger sa fille contre 10 chameaux lol.

Le mot de la fin

Nous rentrons donc ensuite vers Louxor avec des images plein la tête, demain il faudra reprendre l’avion. Nous garderons en mémoire notre réveillon de Noël, ces plats succulents de salé / sucré et surtout ce pain plat dont j’ai oublié le nom qui vaut bien un bon dessert. Succulent ! Nous n’oublierons pas je pense l’accueil du personnel sur le bateau. On s’est vraiment marré avec eux, d’ailleurs ces petits malins s’amusaient à nous faire des blagues lorsqu’ils rangeaient notre chambre. J’ai apprécié cette façon de plaisanter d’autant plus que nous avions la barrière de la langue. Finalement, nous arrivions à nous comprendre sans parler la même langue. Je n’oublierai pas non plus le cadre et l’ambiance chaleureuse, ce mélange de luxe et naturel et les soirées dansantes en Djelaba, un peu alcoolisées !

Plus de photos ici

Ami aventurier, voyageur, baroudeur et routard, profites un max de tes voyages !  LE GLOBE TROTTEUR TE SOUHAITE BONNE ROUTE ! Anthony C.

 

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